Les origines du Code civil japonais

Béatrice Jaluzot

Empfohlene Zitierweise: B. Jaluzot, Les origines du Code civil japonais, in: ZJapanR / J.Japan.L. 40 (2015) 121–146.

Abstract


Das Minpō-ten, das japanische Zivilgesetzbuch (ZG), wird 120 Jahre alt. Heute noch ist es ein Meisterwerk und wesentlicher Bestandteil des japanischen Rechts. Die Bedeutung dieses Gesetzes ist zugleich eine historische, politische und juristische. Es ist das erste ZG Ostasiens und wurde mit großer Umsicht erarbeitet. Es stellt einen der bedeutendsten Schritte in Richtung der Revisionw der « ungerechtfertigte Verträge » dar. Seine Verfasser haben es mit dem Ziel geschrieben, eine Kodifikation zu schaffen, welche die tiefgründigsten und modernsten Erkenntnisse der Wissenschaft ihrer Zeit reflektiert. Ziel dieses Beitrages ist es, den historischen Verlauf dieser Kodifikation zur skizzieren, um die ursprünglichen Charakteristika des Gesetzes herauszustellen. Das Minpō steht in der Tradition des civil law und stellt noch heute den bedeutendsten Erfolg der rechtsvergleichenden Methodik dar.

Ursprünglich war die Wahl des civil law als Systems durch die Umstände erzwungen. Die Kodifikation wurde von Anfang an als eines der wichtigsten Mittel zur Emanzipierung des von den westlichen Mächten unterdrückten japanischen Volkes angesehen. Sie sollte möglichst schnell erfolgen. Damals, in den 1860er Jahren, war das französische Recht das wichtigste Vorbild für ein einheitliches Rechtssystem; das einzige, das kurzerhand rezipert werden konnte. Bevor die Kodifizierung schließlich glückte, scheiterte die japanische Regierung jedoch mit verschiedenen Versuchen. Zunächst stellte man auf die japanische Übersetzung des Code Napoleon ab. Dann wurden französische Experten mit der Verfassung des Gesetzes beauftragt, deren wichtigster, Boissonade, aber kurz vor dem Ziel ebenfalls scheiterte. Letztendlich ist es jungen japanischen Juristen gelungen, das Minpō zu entwerfen: Hozumi, Tomi‘i und Ume.

Alle drei waren in Europa ausgebildet worden: in Frankreich, England und Deutschland. Sie haben die Methode der Rechtsvergleichung gewählt, um die bestmögliche Fassung kodifizieren zu können. Die Autoren haben sich fortschrittlicher deutscher und französischer Rechtstechnik bedient, ohne ihre Arbeit aber als eine reine Kopie fremden Rechts zu fertigen. Das japanische ZG ist vielmehr von einem innovativen Geiste beseelt, der die seinerzeitigen verschiedenen Rechtstheorien miteinander verbindet, so etwa die historische Rechtsschule, den Rechtspositivismus oder die neue Naturrechtsschule.

Résumé

Le Minpō-ten, le Code civil japonais, aura bientôt 120 ans. Il reste aujourd’hui encore une pièce maîtresse du droit japonais contemporain, un modèle pour un grand nombre de pays asiatiques. Son rôle est à la fois historique, politique et juridique : premier code civil de l’Asie orientale, ce texte réalisé avec un soin tout particulier, a été une étape fondamentale dans la renégociation des traités injustes qui asservissaient le pays à l’égard des puissances occidentales. Ses auteurs ont fait en sorte qu’il soit le fruit des connaissances les plus pointues et les plus novatrices de son époque.

L’objectif de cet article est de retracer les étapes de son élaboration et de montrer le caractère original de cette création. Ce code inscrit le droit japonais dans la tradition civiliste ; il est la plus grande œuvre réalisée à ce jour sur la base de la méthode comparative.

Le choix d’un système civiliste par le Japon était initialement un choix contraint : la codification étant comprise dès le départ comme la clé pour l’émancipation à l’égard du joug occidental, elle devait être rapidement menée. Or dans les années 1860, le droit français était le principal modèle de droit unifié et synthétique, il était seul à pouvoir être rapidement importé. Plusieurs tentatives ont échoué avant que le code ne voie le jour : le gouvernement a d’abord fait traduire le Code Napoléon, puis il a invité un premier expert français afin qu’il élabore un texte, le second fut Boissonade, dont le travail connut l’échec juste avant d’entrer en vigueur. Ce furent finalement de jeunes juristes japonais, Hozumi, Tomi’i et Ume, qui menèrent le travail à bien.

Formés à des écoles différentes – française, anglaise et allemande – ils choisirent la voie du droit comparé afin de réaliser le meilleur texte possible, ils allièrent de manière éclairée techniques françaises et techniques allemandes, sans simplement copier les législations de ces pays. Au final, le code civil japonais est animé par un esprit novateur, qui mêle les théories de l’école historique, le positivisme et la nouvelle école de droit naturel.



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